Zinzolin zin zin

25 octobre 2017

Lorsque le jour se lève, le monde a littéralement disparu. La ville baigne dans le brouillard, infuse telle une grenouille dans une bouteille d’alcool. « Heureux crapaud » a dit Max Jacob, à propos de tout autre chose. Heureuse grenouille dans son bocal d’éternité. Quoi que. Ce sont les vacances scolaires, les éclats de vie ont laissé la place à l’outre silence. 

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24 octobre 2017

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23 octobre 2017

Trentième anniversaire de la tempête dévastatrice de 1987. Le vent souffle en rafales, la pluie s’invite. Roulements de tambour assourdissant, les velux font caisse de résonnance. Les éléments s’apaisent vers deux heures du matin. Dans la pénombre, je regarde par la fenêtre : les flèches de la cathédrale sont toujours là.

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22 octobre 2017

Le vent souffle en bourrasques, c’est assourdissant et impressionnant, je ne suis pas tranquille. Ballet des sirènes, celles des véhicules de secours. L’Odet n’est pas en crue, ce seront donc des arbres déracinés qui coupent les axes de circulation.

A propos de ce fichu vent, Sylvain Tesson dit joliment : Non content de vous ralentir, le vent (pour peu qu’il soit contraire) est un fluide délétère qui rampe dans l’âme et la vide de son énergie, il s’immisce dans l’esprit pour en devenir l’unique préoccupation, il caresse le corps entier, indifférent à la haine que lui voue chacune des cellules de la peau, il sape l’élan vital de celui qui l’affronte. Il conclut : Le vent est le souffle du diable.

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21 octobre 2017

Dans un coup de vent, mon parapluie s’est encore retourné. Il est, cette fois, définitivement désarticulé. Mis à sécher, il me fait l’effet d’une grosse araignée mécanique, un rien boiteuse. Courant d’air dans l’appartement, pas de quoi démanteler mon araignée.

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20 octobre 2017

Ciel rose, le lit de l’Odet est froissé, lui non plus n’a pas dormi.

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19 octobre 2017

Une grosse feuille de platane recroquevillée, comme un poing fermé, remonte le courant en tressautant.

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18 octobre 2017

Un banc au soleil, au début du chemin de halage. Devant moi, l’Odet et son tapis de feuilles rousses, le vent a clairsemé les arbres, accélérant le processus automnal. Une bande régulière s’est formée au mitan du fleuve, délimitant les courants. J’ai cherché un moment ce que cette bande m’évoquait, ligne d’eau naturelle, telle la ligne de flotteurs colorés qui délimite les couloirs, à la piscine.

Derrière moi, l’étang aux couleurs – c’est son nom, entouré de roseaux bruissants. Yeux fermés, enveloppée de soleil, je me concentre sur les bruits perçus. Le froissement des roseaux, donc, la rumeur de la circulation, plus loin, sur le pont du Poulguinan qui enjambe l’Odet. Crissement des semelles des coureurs qui passent devant moi, chuintement des pneus des vélos, aussi. Un pépiement tout près de moi, dans le buisson de ronces. Quelques minutes, je suis en absence de moi.

Lorsque je rouvre les yeux, une épaisse sauce grise nappe rapidement le ciel bleu, telle un coulis de framboise sur un fromage blanc - couleurs non contractuelles. Dessous, une ribambelle de légers nuages gris sombre, rendent le spectacle magnifique : je jurerais que ces nuageots (comment nommer les petits des nuages ?) ressemblent à un banc de poissons sautant hors de l’eau !

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17 octobre 2017

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16 octobre 2017

Ce matin, le ciel est jaune, on dirait un ciel de neige. Bourrasque de vent, il fait doux. Dans la matinée, le ciel vire au jaune sale – pour ne pas dire jaune pisseux, de plus en plus gris. Une mince bande bleue le long des toits gris, à l’ouest. Une fine pellicule de sable se dépose sur la ville. Vent du Sud, odeur de brûlé, vestige aérien des incendies monstrueux qui ravagent le Portugal ?

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