Pluie d’équinoxe. Simultanément, le vent retourne mon parapluie et soulève ma jupe. Mains occupées, que faire ?

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Pluie d’équinoxe. Le bruit de l’averse couvre celui de mes larmes.

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Pluie d’équinoxe. Je joue avec la pluie à qui de nous deux fera déborder l’Odet. Je gagne.

(Claude Roy le dit ainsi : Il pleuvait tant que je me mis à pleurer pour tenir compagnie à la pluie.)

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Les nuages de coton doré se reflètent sur la rivière d’argent.

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Toute la journée passée sous un couvercle de nuages, un premier rayon de soleil vers 17h, le jour se lève enfin. Lumière rasante, il se ravise et va déjà se recoucher.

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La ville baignée de brouillard. Le Mont Frugy a disparu, la cathédrale aussi !

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Brouillard, brouilleur de paysage. Sur l’Odet, les reflets ont une netteté que la réalité n’a pas.